A midi, une petite halte dans un restaurant de Ségou. Nous mangeons des brochettes de capitaine sous des frangipaniers en fleurs. Au dessert on nous propose du miel de baobab, pas mauvais, très liquide, un petit goût de caramel.Pressés par Mohamed nous repartons aussitôt vers notre destination.

Par les fenêtres du 4X4, les paysages de la savane africaine défilent sous nos yeux. Nous devinons les fameuses ruches suspendues aux branches des baobabs. Bien que dépourvus de feuilles car c’est l’hiver, ces arbres n’en demeurent pas moins des géants majestueux et hautement symboliques pour nous occidentaux. Nous sommes aussi intrigués par une autre sorte d arbre moins imposant, mais couvert d’une multitude de fleurs d'un bel orange vif. Malgré nos questions nous n’arrivons pas à déterminer de quelle essence il s’agit, car Mohamed en ignore le nom français. Nous apprendrons quelques jours plus tard que nous sommes là en présence du kapokier.

Quarante kilomètres avant d’arriver à Djenné, nous délaissons la route goudronnée pour la piste. Nous saisissons alors pourquoi Mohamed était si inquiet du retard pris sur l’horaire prévu. Nous avançons beaucoup plus lentement. Or nous devons arriver avant 18 heures au bac pour pouvoir traverser le Banni.
Heureusement tout se passe bien, et nous réussissons à nous faufiler dans le bac pour le dernier passage sur le fleuve, au milieu des voitures, charrettes , chevaux, et vendeurs de colifichets.
Nous arrivons à proximité de Djenné juste avant la nuit. Au carrefour de deux pistes quelqu’un nous attend pour nous guider jusqu’à l’hôtel.
Dans le soir qui tombe, la silhouette du bâtiment évoque un palais des mille et une nuit.
Une fois à l’intérieur, nous déchantons un peu.
Après un cafouillage du à une confusion de clients, nous devons déménager 3 fois de domicile, pour finalement nous retrouver à quatre dans la même chambre.
Les toilettes et les douches sont de l’autre coté de la cour.
Le repas du soir se déroule en plein air et au frais. Nous sommes gelés.
Nous dormons tout habillés, avec les anoraks en guise de couverture, et la lampe de poche à portée de main en cas de nécessité (tourista oblige).
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