jeudi 12 février 2009

4ème jour:--VISITE DE DJENNE-----------------------------------19 janvier 2009

La nuit fut passablement inconfortable pour certains : ces satanées moustiquaires ont une fâcheuse tendance à se coller à vous quand vous êtes allongés, mais si en plus vous décidez de sortir du lit dans le noir, la situation devient extrêmement périlleuse, vous vous empêtrez lamentablement comme un poisson pris au piège dans un filet, et au bout d’un quart d’heure de recherche acharnée sans trouver la sortie, vous vous résolvez à allumer; n’importe comment tout le monde est réveillé.
Comble de bonheur une chauve souris n’a rien trouvé de mieux que de se réfugier dans les toilettes. C’est un peu stressant de voir cet animal volant affolé par la lumière qui vous frôlerait presque la tête, du coup on ne s’attarde pas.









Après le petit déjeuner, nous grimpons sur le toit de l’hôtel. On y découvre un magnifique panoramique sur Denné et ses environs avec au premier plan, quelques habitations traditionnelles.






Nous partons ensuite pour la visite de la ville, en compagnie d’un guide. L’architecture maroco-soudanaise a miraculeusement été préservée.














Les constructions en banco (terre et paille mélangées) semblent être des excroissances de la nature tant leur couleur est proche de celle du sol. L’aspect labyrinthique des ruelles, et le style imposant et mystérieux de la grande mosquée participent à la beauté du lieu.


















Au pied de la mosquée règne l’effervescence du marché, mais dés qu’on s’éloigne dans les petites rues on se retrouve au calme.





















Au passage nous entrevoyons l’intérieur d’une des nombreuses écoles coraniques de Djenné. Nous dissipons les petits élèves qui apprennent leur sourate du jour et ils se font rappeler à l’ordre par leur maître.











Après le repas de midi, direction Mopti, où une pirogue nous attend sur le fleuve Niger pour nous amener visiter un village de pécheurs Bozos.
Quand nous débarquons au pied du village, (celui-ci surplombe le fleuve), nous sommes accueillis par une multitude d’enfants très jeunes, qui veulent à tout prix nous donner la main ; Nous ne comprenons pas leur dialecte mais l’interprétation des mimiques est assez facile: « celle là c’est moi qui l’ai vue en premier, tu n’as qu’à prendre celui là qui est encore libre ». Nous sommes les enjeux d’âpres tractations.
Les villageois, eux, vaquent à leurs occupations, sans tenir compte de notre présence. Les femmes trient et fument les poissons afin de les conserver pour les vendre à Bamako, les hommes préparent leur attirail pour la sortie de pêche nocturne. Le guide nous explique qu’une partie des hommes part en pirogue le jour et l’autre la nuit. Ca permet ainsi au village de doubler son butin.


Quand le jour commence à décliner, notre pirogue retourne vers Mopti, des scènes bucoliques se découpent en ombres chinoises sur les berges du Niger.



Nous dormons à Sévaré, banlieue de Mopti. Demain, départ à 7 heures, la route sera longue jusqu’au campement Dogon.

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